Le portail des métiers de l’internet


L’initiative de ce portail « Métiers de l’internet » lancé le 07 Juillet dernier par Nathalie Kosciusko-Morizet Secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique a remporté un succès d’estime (16.000 Visiteurs, 66 commentaires en l’espace de 5 jours).

L’objectif de ce projet est pédagogique. Il est destiné au grand public et aux étudiants qui veulent se lancer dans le secteur des TIC ainsi qu’aux différents acteurs de la vie économique et plus particulièrement les entreprises. Le portail est une plateforme évolutive et collaborative. D’ici peu elle accueillera d’autres services, des offres et demandes d’emplois, des forums de discussion.

C’est une initiative plutôt bien accueillie par la communauté blogosphérique twittosphérique et par l’ensemble des professionnels, les commentaires ont dans l’ensemble été plutôt positifs et les critiques constructives.

Difficile exercice que de réaliser un référentiel qui ne soit pas périmé avant se mise en ligne. Le Cigref en 2002 s’y était déjà risqué. L’ANPE avec sa complexe nomenclature des codes ROME est depuis longtemps hors course dans un secteur qui évolue très (trop) vite.

Nous ne pouvons souhaiter que l’évolution de ce projet soit différente des initiatives précédentes car le secteur des TIC a besoin d’une reconnaissance à part entière et non d’être considéré comme un sous-ensemble de l’industrie.

Les points forts sont nombreux. Le projet porte une attention particulière aux usages liés à l’internet et relègue en second plan les aspects techniques. Ce projet s’inscrit dans une dynamique, une suite de réflexions et d’actions (appels à projet sur l’internet du futur, les serious gaming et la charte des droits numériques) mis en œuvre par le Secrétariat au développement de l’économie numérique.

Le projet rencontre cependant des limites et des freins identifiés et désamorcés pour l’essentiel par les principaux acteurs du projet. Je vous invite pour cela à visionner sur TechTocTV l’émission «Référentiel des métiers de l’Internet : vers une professionnalisation du secteur ? ».

Le besoin de reconnaissance et la quête de légitimité de ce projet sont importants pour sa pérennité, envers les acteurs extérieurs et plus particulièrement les entreprises afin qu’elles puissent diffuser des offres d’emplois en adéquation avec les technologies et le marché. Au sein de l’administration et du gouvernement afin de mettre en place des lignes directrices claires entre les différentes nomenclatures existantes.

Une fois ce premier défi réalisé, la pérennité et son évolution devraient en être facilité. Car en effet ce projet s’inscrit dans une réelle complexité politique, juridique, économique et sociétale, qui nécessite de la part des équipes de la Secrétaire d’Etat beaucoup de talents.

Elle devra éviter nombre d’écueils dans un contexte économique difficile et rendu très épidermique et conflictuel par Hadopi.

Eviter peut-être des initiatives pleines de bonne volonté, mais qui peuvent se retourner contre leur auteur ou les bénéficiaires. L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions….

La multitude de chantiers lancés comme la Souveraineté numérique qui s’intéresse aux questions de sécurité informatique des entreprises et qui a fait l’objet d’un colloque à part entière peut paraître brouillon mais le domaine de la sécurité est un aspect qui ne peut être ignoré. Les cyberattaques contre Google, Facebook et Twitter sont des exemples qui ne doivent pas être pris à la légère.

L’internet du futur qui pose autant de questions qu’il apporte de réponses sur l’apport des TIC dans le domaine du Développement Durable ou la fracture numérique entre les collectivités territoriales peuvent apparaître comme hétéroclites et sans rapports.

Il n’en est rien, les TIC comme l’écologie peut être un réservoir d’emplois à très court terme. Réconcilier une filière actuellement polluante et énergivore (13% de la consommation actuelle d’électricité et 22% en 2015) demande de trouver une cohérence. Concevoir des ordinateurs moins gourmands en énergie, moins polluants, mettre en place des filières de récupérations ou de traitement de déchets informatiques (D3E) sont des pistes de travail en R&D. Tous les acteurs des TIC ont donc intérêt à voir ce secteur d’activité devenir viable économiquement et être enfin reconnu afin d’attirer de jeunes talents.

Sources :

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